Une présentation de la musicothérapie
Fxv 1    par François-Xavier Vrait
directeur de l'Institut de Musicothérapie de Nantes
responsable du Diplôme Universitaire de musicothérapie
à la faculté de médecine de Nantes.

 

François-Xavier Vrait
est l'auteur de l'ouvrage

"La musicothérapie"

publié dans la Collection
Que Sais-Je ? 


Presses
Universitaires
de France

 

Quesaisje

Pour trouver réponse à quelques questions que vous vous posez...

Il y a longtemps que je ne suis pas revenu sur cette page apporter précisions ou informations concernant la musicothérapie. Je me réfère ici tout simplement au « Référentiel Métier » que la Fédération Française de Musicothérapie a rendu public en 2016. Ce Référentiel Métier comporte un préambule qui me semble de nature à mieux saisir ce qu’est la musicothérapie. Je vous en livre quelques extraits.


La musicothérapie 
« La musicothérapie est une pratique de soin, de relation d’aide, d’accompagnement, de soutien ou de rééducation, utilisant le son et la musique, sous toutes leurs formes, comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation.

« Elle s’adresse, dans un cadre approprié, à des personnes présentant des souffrances ou des difficultés liées à des troubles psychiques, sensoriels, physiques, neurologiques, ou en difficulté psycho-sociale ou développementale. Elle s’appuie sur les liens étroits entre les éléments constitutifs de la musique, l’histoire du sujet, les interactions entre la/les personne(s) et le musicothérapeute.

« La musicothérapie s’adresse à toute population : nourrissons, jeunes enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. En fonction du contexte et du projet de soin ou d’accompagnement, les séances de musicothérapie peuvent être proposées de manière individuelle, groupale ou familiale. Il existe différentes techniques de musicothérapie, adaptées aux populations concernées.

« La musicothérapie est dite « active » lorsqu'elle propose des dispositifs de travail thérapeutique privilégiant la production sonore et musicale, l’improvisation, la créativité. Les éléments musicaux (rythme, mélodie, timbre, intensité) sont utilisés afin de permettre à la personne de s'exprimer, communiquer, créer des liens tout en accomplissant un travail de structuration identitaire. 

« La musicothérapie est dite « réceptive » lorsqu'elle propose, au sein d’une relation thérapeutique, des dispositifs fondés sur l'écoute, faisant appel à une association libre et une élaboration psychique. Elle s’appuie aussi sur les effets psychoaffectifs et psychophysiologiques de la musique, mis en évidence actuellement par les travaux en neuropsychologie et neurobiologie. »  (FFM, Référentiel Métier, Préambule, avril 2016)

 

Cette définition m’apparaît très claire, abordant la musicothérapie dans sa complexité : elle ne peut se comprendre et se déployer que dans le cadre d’une relation thérapeutique.
Cette façon de la concevoir et la penser libère la musicothérapie du poids qui la confondait naguère encore avec toutes les techniques psychomusicales (utilisation des pouvoirs psycho-affectifs ou psychophysiologiques de la musique), et qui en faisait au mieux une sorte de "médecine douce".

LA MUSIQUE EN ELLE- MEME N'A JAMAIS SOIGNE PERSONNE ! La musicothérapie ne consiste pas en l'utilisation de supposés pouvoirs qu'exercerait la musique sur l'être humain. 

C'est le patient qui est au centre, l'acteur principal, le sujet de sa thérapie. Et l'utilisation de la musique sera un moyen pour lui, et dans la relation thérapeutique qu'il établit avec le thérapeute, de s'ouvrir à une plus grande expressivité, ou à une meilleure communication avec son entourage, de développer ses potentialités créatrices, d'analyser, au travers de ses liens intimes avec la musique (ce que le musicothérapeute appelle le "vécu sonore et musical") son propre rapport à lui-même, au corps, aux affects, au langage, aux autres, au monde. 

Ainsi, lorsque le musicothérapeute propose à son patient d'écouter un extrait de musique, d'exprimer ce qu'il ressent, ou encore d'utiliser un instrument de musique, ou sa voix, etc., il ne se pose pas tant la question de savoir "ce que la musique lui fait", mais plutôt "ce que le patient fait de la musique qui lui est donné à entendre, ou à produire".

Il s'agit donc de proposer à un patient, ou un groupe de patients, dans un cadre thérapeutique (spécifiquement construit et défini en tant qu'espace de soin) une EXPERIENCE MUSICALE, des expériences musicales, au travers desquelles, et avec l'aide du thérapeute, il pourra élaborer, à son rythme, une manière de transformer son rapport à lui-même, aux autres et au monde.

C'est en cela que la musicothérapie est une forme d'art-thérapie, c'est en cela qu'elle rejoint aussi les autres formes de thérapies d'inspiration psychanalytique. Il s'agit de donner au patient les moyens de devenir "sujet de ce qui lui arrive", sujet de sa parole, sujet de son ressenti, sujet de son histoire, sujet de son corps, sujet de sa pensée, acteur et responsable de sa vie, de ses choix, de ses goûts et de ses préférences, créateur de sa vie en devenir.

Cette manière de penser la musicothérapie permet de la mettre en œuvre dans le plus grand respect du patient, évitant ainsi toute forme de manipulation psychologique ou autre dérive. C'est ainsi qu'elle est enseignée aux étudiants qui se destinent à la pratiquer dans nombre d'institutions soignantes (hôpitaux, instituts médico-psychologiques, instituts médico-éducatifs, maisons d'accueil spécialisées, foyers d'accueil médicalisés, etc.).

La pratique de la musicothérapie
Elle est pratiquée en France depuis de nombreuses années dans ces institutions de soins, et notamment dans des services de psychiatrie pour enfants ou adultes. Ce n'est que depuis une quinzaine d’années que les études de musicothérapeutes se sont structurées dans un cadre universitaire, mais des centres privés, souvent associatifs, ont concouru depuis les années 70 à la formation des professionnels qui ont su développer et parfaire peu à peu la pratique d'une musicothérapie de qualité. Ces organismes de formation se sont regroupés en une Fédération Française de Musicothérapie. L'Université de Nantes, avec l'Institut de Musicothérapie de Nantes, y est associée.

Cette longue expérience clinique dans les institutions de soins a permis de développer une pratique de la musicothérapie auprès de patients souffrant de troubles et de pathologies très diversifiés 
- autisme infantile
- psychose chronique, et autres troubles de l'identité, de la personnalité
- états dépressifs aigus et chroniques
- névroses phobiques ou obsessionnelles
- troubles anxieux permanents
- divers troubles du comportement
- troubles addictifs, anorexie, dépendances alcooliques ou toxicomanie
- atteintes neurologiques, états déficitaires, maladies d'Alzheimer,
- déficits intellectuels
- déficits sensoriels, comme une surdité 
- problèmes psychomoteurs
- troubles du langage
- ...
La liste serait longue, et il conviendrait d'ajouter le travail possible 
- avec des groupes familiaux dans le cadre de musicothérapie familiale, 
- mais aussi la prise en charge des troubles psychologiques secondaires à des maladies somatiques (cancers, maladies de longue durée, invalidantes,...).

Venons-en maintenant à évoquer la qualification professionnelle du musicothérapeute.
Là encore, je vais m’appuyer tout simplement sur des extraits du préambule au Référentiel Métier, récemment rendu public par la FFM.


Le musicothérapeute
« Le musicothérapeute est un professionnel de santé. Il peut être issu des secteurs sanitaire, social, psychologique, socio-éducatif, des sciences humaines, des sciences musicologiques, de la pratique artistique et du spectacle, de l’enseignement musical ou de la psychopédagogie. 

« Il a des connaissances confirmées dans le domaine musical, une pratique musicale régulière et des capacités d’improvisations instrumentales et/ou vocales.

 « Il a suivi une formation spécialisée en musicothérapie. Sa formation professionnelle lui assure un savoir théorique, pratique et clinique en psychologie et neuropsychologie, psychiatrie, psychopathologie, neurophysiologie de la musique, développement personnel. Il a acquis un savoir permettant de comprendre les enjeux de la musique et du vécu musical dans une prise en charge thérapeutique, un accompagnement ou un soutien psychologique. Il possède une connaissance des développements techniques et méthodologiques de la musicothérapie aux niveaux national et international.

« Il connait et applique les règles éthiques et déontologiques de la profession, et travaille dans le strict respect du Code de déontologie. 

« Le musicothérapeute s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique, quel que soit son contexte de travail (dans un cadre libéral, institutionnel, dans le domaine de la santé, du socio-éducatif, le champ de la prévention, le développement personnel). Sa mission est de répondre à la demande de la personne elle-même ou de ses représentants légaux. Le musicothérapeute est aussi en mesure de répondre à une prescription ou une indication, émanant d’un médecin, d’un professionnel paramédical ou d’une équipe pluridisciplinaire. Il élabore ses propositions techniques et thérapeutiques en les adaptant à la problématique des personnes ou du groupe, et en fonction du champ de son intervention. 

« Les qualités relationnelles du musicothérapeute sont fondées sur une écoute approfondie, une empathie, un désir d'aide et d'accompagnement. Le musicothérapeute est dans une observation constante du processus thérapeutique : cela lui permet d'analyser la production sonore ou musicale et les différents systèmes de communication qui s’établissent entre lui et la personne en soin. 

« Il possède une réelle connaissance des dispositifs institutionnels et réglementaires du soin, du médico-éducatif et du médico-social, lui permettant d’intégrer une équipe pluridisciplinaire.  Son travail se déroule dans un processus thérapeutique, qu’il est en mesure d’analyser, et dont il peut rendre compte lors des synthèses, réunions d’équipes et concertations avec les autres professionnels, dans le strict respect du secret professionnel auquel il est attaché.

« Tout au long de son parcours professionnel le musicothérapeute se doit d'être informé de l'évolution du domaine de la musicothérapie et de la santé, il participe régulièrement aux congrès, colloques et séminaires liés à sa pratique. Il se doit d’avoir entrepris un travail personnel en thérapie, et soumet sa pratique professionnelle à une supervision. » (FFM, Référentiel Métier, Préambule, avril 2016)

Notre propos serait incomplet si nous n’en venions pas à évoquer la manière dont les professionnels de la musicothérapie sont formés, et le parcours qu’ils suivent pour acquérir les compétences nécessaires à l’accompagnement et la prise en charge des personnes qui leur font appel ou leur sont confiées. Là encore, je vous propose un extrait du préambule au Référentiel Métier.


La formation au métier de musicothérapeute 
« En l’absence actuelle d’une règlementation régissant à la fois l’accessibilité à la profession, l’usage du titre de musicothérapeute et la formation des professionnels, la Fédération Française de Musicothérapie (FFM) émet un avis sur les organismes de formation délivrant un Certificat de formation (organismes privés) ou un Diplôme Universitaire de musicothérapie.

« Ces organismes doivent démontrer la cohérence de leur dispositif de formation, tant sur les plans clinique que théorique : le contenu pédagogique se déploie sur plusieurs années, il est validé par la présentation et la soutenance d’un mémoire, et comporte un ou plusieurs stages obligatoires dans des institutions de soins. Ce dispositif répond à des critères minima en volume de formation, sachant que l’objectif à atteindre, en conformité avec les autres pays européens, est la modélisation de diplômes de musicothérapeutes au niveau du Master. En effet, la définition du métier de musicothérapeute, l’étendue et la diversité des connaissances requises, le détail de ses activités et de ses compétences professionnelles, la responsabilité qui lui incombe auprès des patients, font du musicothérapeute un concepteur de projets.  Il en conduit la mise en œuvre et la réalisation, en fait l’analyse et en maîtrise les contours et les contraintes. Il possède une culture générale, scientifique, technique et analytique, qu’il déploie tant auprès des personnes et groupes dont il a la charge, que des équipes avec lesquelles il travaille. Ce type de responsabilité et de compétences le situe dans un modèle professionnel dans lequel il décline une expertise, un savoir-faire et un savoir-être spécifiques. » (FFM, Référentiel Métier, Préambule, avril 2016)

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QUESTION d'un internaute :
- Pensez vous qu'un son ou un programme sonore spécifique peut influer sur la physiologie et/ou la psychologie d'une personne au point de lui suggérer l'envie de manger ? de bouger un membre de façon inconsciente....? Existe t-il un conscensus sur ce sujet ?

Extrait d'une réponse de ma part :
Bonjour
Ma réponse est très claire : non. L'utilisation de la musique en musicothérapie n'a rien de magique. C'est un long travail thérapeutique, qui n'a rien à voir avec quelque forme que ce soit de "manipulation" sonore ou musicale, qui ferait faire quelque chose à un patient, en dehors de sa volonté.
Par contre, il pourrait s'agir d'accompagner une personne, y compris dans une difficulté extrême de communication ou de capacités motrices, en utilisation la musique comme objet de relation, afin de susciter toute forme d'expression, de communication, de désir et d'élan vital.
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QUESTION  d'une institution

 - Bonjour,

Les soignants de notre centre hospitalier en pneumologie cherchent des références de Cd de musicothérapie pour détendre les malades pendant certains examens. Auriez vous des références à me donner ? 

Merci d'avance pour votre aide,

Cordialement

 

EXTRAITS de ma réponse

 Aux soignants de pneumologie du C.H. de L. 

 Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à la musicothérapie, et je félicite les soignants du service de pneumologie de votre établissement, qui souhaitent apporter détente, apaisement et mieux-être à leurs patients, lorsque ceux-ci sont amenés à  subir des examens ou des soins particulièrement douloureux et angoissants.

Toutefois, la musicothérapie ne peut absolument pas consister ou se réduire au fait de passer au patient un CD, même judicieusement sélectionné, sans interroger en même temps la présence du soignant à ses côtés, son rapport personnel à la musique, le vécu sonore et musical de ce patient singulier, la relation d’aide que cette médiation musicale infléchit nécessairement, etc.

 

En d’autres termes, la musicothérapie ne peut se passer d’un musicothérapeute, ou plus généralement ne peut se concevoir en l’absence d’un soignant,

-          qui va soutenir et accompagner le patient dans cette écoute,

-          accueillir et contenir l’expression des affects, des émotions que la musique va nécessairement susciter,

-          l’aider à trouver une forme d’expression de son vécu intérieur, d’une manière suffisamment structurée et donc acceptable pour le patient lui-même,

-           l’aider à comprendre et à élaborer les processus psychiques qui le traversent et sont à l’œuvre chez lui,  

-          et qui devra être en mesure d’évaluer la situation thérapeutique qu’il propose.

 

Je suis sûr que vous, soignants du service de pneumo, en êtes conscients et persuadés. J’imagine toutefois que ma réponse n’est pas celle qui vous attendiez. Mais je tenais à vous la formuler de cette manière dans un premier temps : puisque vous vous adressez à un institut de musicothérapie, je vous fais une réponse de musicothérapeute !

 

Ceci étant dit, votre demande est précise, vous sollicitez des conseils pour une aide musicale, à un moment précis, lors d’examens médicaux anxiogènes, de type fibroscopies bronchiques ou autres explorations, j’imagine.

Auquel cas, vous n’avez probablement pas le temps ni les moyens d’ajuster une sélection musicale personnalisée. En ce cas, deux solutions sont envisageables :

-  d’une part, demander au patient d’apporter le CD de son choix ;

-  d’autre part, utiliser des musiques ‘tous-terrains’ ( !), vous en trouverez des centaines dans les bacs des disquaires, au rayon ‘relaxation’, ou ‘bien-être’, ou encore ‘détente’… ou même ‘musicothérapie’ !

Ces musiques ont la particularité d’être toutes les mêmes, construites sur le même modèle, produisant au mieux une somnolence (c’est l’effet recherché), au pire de l’agacement (ce n’est pas rare), généralement peu de mouvements affectifs (c’est voulu)… donc ces musiques sont assez peu musicales (c’est le comble !).

Cependant, elles sont faites pour ce que vous recherchez. N’hésitez donc pas à les utiliser.

 [...] Très cordialement,

 

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 LE MUSICOTHERAPEUTE, sa formation, son éthique

Le musicothérapeute est un soignant. Il a fait une formation à la musicothérapie, à l'Université ou dans un centre privé. Il est tenu au secret professionnel.

Le musicothérapeute est appelé à travailler tant avec des adultes que des enfants, ou des personnes âgées, il est le plus souvent associé à une équipe pluri-disciplinaire, et se doit de ne pas rester isolé : il soumet sa pratique à une supervision, rencontre d'autres professionnels, participe à des travaux de recherche clinique. Les musicothérapeutes regroupés au sein de la Fédération Française de Musicothérapie ont signé un Code de Déontologie, précisant le cadre professionnel, éthique et déontologique de leur exercice. C'est une garantie de sérieux et de professionnalisme vis à vis des patients.

QUESTION d'un internaute :
- [...] Il y a des différences importantes de tarifs entre les centres de formation, certaines durent quelques semaines, d'autres comme chez vous à Nantes durent trois ans. [...] Je me demande quelle formation choisir. J'ai même trouvé une formation par correspondance [...]

Extrait de ma réponse :
Bonjour
Commençons par la formation par correspondance : pourriez-vous imaginer un soignant (médecin, infirmière, kiné ou que sais-je?...) qui n'ait reçu une formation que par courriers, mails, ou télé-enseignement ? sauriez-vous lui accorder votre confiance ? Il est navrant de penser que des personnes aient pu imaginer et délivrer une formation de ce type. C'est faire bien peu de cas de la musicothérapie elle-même,... et plus grave, c'est bien mal considérer les patients qui pourront être amenés à consulter ces personnes. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de commenter davantage cette possibilité...

[...] De même, il est important de différencier des stages courts (de quelques jours à quelques semaines), et une formation de musicothérapeute. Les stages de formation de courte durée sont très intéressants pour qui veut mieux découvrir et comprendre ce qu'est véritablement la musicothérapie. Ces stages de découverte, de sensibilisation, ou d'initiation sont même conseillés, et certains centres de formation les rendent obigatoires avant d'entreprendre une formation à la musicothérapie. C'est une bonne idée je crois, avant de s'engager dans un processus de formation long et couteux.

Venons-en maintenant aux formations de musicothérapeutes. La Fédération Française de Musicothérapie s'est constituée autour d'organismes qui délivrent une formation intégrant un certain nombres de critères, qui sont des garanties minimum quant au volume des enseignements (350 heures), quant à la durée de la formation (2 années minimum), au volume des stages en institutions (200 heures). Il s'agit là des conditions minimum requises, en vigueur dans certains centres privés. 

A titre de comparaison, le diplôme de musicothérapie que nous organisons à l'Université de Nantes se prépare sur 3 ans, comprend 518 heures d'enseignement et compte 840 heures de stages hospitaliers. [...] Ce niveau de formation est en cohérence avec les orientations données par les instances européennes : en effet, la profession se dirige en Europe sur la constitution et la reconnaissance des diplômes de musicothérapie au niveau  Master (bac+5).

[...] Evidemment, les tarifs pratiqués sont en lien avec la durée et la volume des enseignements ; ils sont aussi en rapport avec la qualité des enseignants et la logistique mise en oeuvre pour le suivi individualisé des étudiants ainsi qu'avec les formes de validation des connaissances (diplôme universitaire). Globalement, les tarifs pratiqués, rapportés bien sûr au volume considéré, sont ceux que l'on retrouve généralement dans le cadre de la formation Professionnelle Continue.

 

Date de dernière mise à jour : 26/08/2018