Le LabMin : DES PARTENARIATS DE RECHERCHE ET DE FORMATION
Conventions Universitaires

NANTES UNIVERSITÉ
Depuis 2002, l'Institut de Musicothérapie de Nantes est conventionné avec l'Université de Nantes, et assure par délégation la coordination pédagogique du Diplôme Universitaire de Musicothérapie, habilité par la faculté de médecine.
Les fonctions de coordination pédagogique sont assurées par Mathilde Chagneau et Lara Wakim.
Les étudiants en musicothérapie à la faculté de médecine de Nantes participent aux conférences du LabMin. De même, les Journées d'études cliniques organisées annuellement par le LabMin font partie intégrante de leur programme de formation.
Des chercheurs du LabMin participent aux enseignements du diplôme, et certains étudiants postulent pour intégrer une équipe de recherche durant leur cursus à l'Université.

UNIVERSITÉ ANTONINE, Beyrouth, Liban
Depuis 2023, une convention tripartite lie l'Institut de Musicothérapie de Nantes, l'Université de Nantes et l’Université Antonine, établissement d’enseignement supérieur privé libanais, à caractère scientifique et culturel.
Cette convention permet des échanges d'enseignants entre les deux universités. Et le LabMin est amené à collaborer sur des projets de recherche pluridisciplinaires impliquant notamment la musicothérapie et la neuropsychologie cognitive de la musique. Le responsable du laboratoire LabMin, M. François-Xavier Vrait est chargé de coordonner ces efforts avec M. Nidaa Abou Mrad, responsable du CRTM (Centre de Recherche sur les traditions Musicales).
Les étudiants (licence et master du parcours musicothérapie à Antonine) participent aux conférences et aux Journées d'études cliniques du LabMin. François-Xavier Vrait est membre du Comité consultatif de la FMM, Faculté de musique et musicologie à l'Université Antonine de Beyrouth.
Partenariat Collegium musicae Alliance Sorbonne Université
Réseau MUSIQUE, NEUROSCIENCES ET THÉRAPIE
La neuromusicologie est une approche transdisciplinaire récente entrecroisant musicologie générale et neurosciences pour étudier le traitement neurocognitif de la perception et de la production de la musique. Elle correspond au recentrage sur la grammaire musicale d’une partie de la recherche en neuropsychologie cognitive de la musique, ainsi qu’à l’intérêt grandissant des musicologues pour les neurosciences. Quant à la musicothérapie, ou art de soigner et de rééduquer par la musique, elle s’oriente actuellement vers une forme intégrative qui prend en compte les différents paradigmes épistémologiques qui l’ont traversée, tout en se nourrissant de neurosciences et de musicologie.
Ce réseau s'inscrit dans l'axe-programme Musique et médecine.
Le Réseau Musique, Neurosciences et Thérapie du Collegium Musicæ de l’Alliance Sorbonne Université (qui relève de son axe-programme Musique et Santé) propose un nouveau rendez-vous annuel où des travaux de recherche en neuromusicologie et en musicothérapie sont présentés et des discussions d’ordre notamment épistémologique sont approfondies entre neuroscientifiques, musicologues, sémioticiens de la musique et musicothérapeutes.

MISSION
In response to this need, the Music, Neuroscience, and Therapy Network of the Collegium Musicæ has the mission of encouraging researchers in these fields to carry out convergent research between musical analysis and semiotics, cognitive neuropsychology, and music therapy. This network aims to bring together the key players who are likely to engage in such an approach by identifying and federating the community around this multidisciplinary theme, organizing regular meetings (seminars, study days, etc.), and fostering the emergence of research projects in response to local, national, and international calls for proposals, leading to publications.
ACTUALITES
Les Entretiens de Neuromusicologie et de Musicothérapie en Sorbonne
Vendredi 29 mai 2026, 9h30-18h
Centre International de Conférences de Sorbonne Université
Journée d'Étude "Musique et Soins" : séminaire conduit par le Pr. Nidaa Abou Mrad à Lettres Sorbonne Université
La thérapie par la musique ou musicothérapie, se définit succinctement en tant qu’art de soigner et de rééduquer en recourant à la musique. Elle connaît son stade initial, dénommé « musicothérapie modale », avec les Grecs de l’Antiquité et les Arabes du Moyen Âge, qui sollicitaient l’éthos des modes mélodiques des monodies écoutées pour induire des états d’extase et de transe chez les patients, afin de les libérer (catharsis) de leurs maux ou de contrecarrer leurs « humeurs excessives » pathogènes (selon la théorie humorale attribuée à Hippocrate).
Elle connaît son deuxième stade à partir du milieu du XXe siècle, en Occident, lorsque des psychologues et des acousticiens exploitent les vertus relaxantes et sédatives de l’écoute musicale, en « musicothérapie (dite) fonctionnelle » (paradigme psychodynamique). Les psychologues d’obédience freudienne insistent ensuite sur les vertus communicationnelles de la musique, inhérentes au paradigme psychanalytique, en « musicothérapie réceptive » (reposant sur l’écoute musicale du patient) et en « musicothérapie active » (reposant sur la pratique musicale du patient), en mettant l’accent sur la relation thérapeutique, initiée par la musique, entre patient et thérapeute.
Le stade le plus récent est celui de la neuro-musicothérapie qui s’adresse aux patients souffrant de troubles cognitifs, sensoriels ou moteurs, d’origine neurologique et contribue à leur réhabilitation.
Enfin, le stade en cours d’élaboration de cette discipline est celui de la « musicothérapie intégrative » qui, selon François-Xavier Vrait (2021), projette d’intégrer les modèles précités (psychodynamique, analytique, neuroscientifique) pour mieux servir le patient. Ce séminaire se compose d’exposés qui soulignent divers aspects de la relation musique et thérapie.
Un article du Pr. Nidaa Abou Mrad :
De la philosophie antique à la neuroscience : histoire et perspectives de la musicothérapie

Partenariat Maison des Sciences Humaines et Sociales en Bretagne (MSHB)
Exploration archéo acoustique d’un modèle de chant liturgique (Hildegarde de Bingen) dans le contexte des musiques européennes du premier millénaire
Ce projet se propose de faire revivre neuf chants sacrés monodiques féminins a capella en latin d’Hildegarde de Bingen tirés de sa Symphonie des Harmonies et Révélations célestes par une approche pluridisciplinaire portée par une équipe de spécialistes de la relation entre l’écrit et le sonore, de l’expression vocale et de l’acoustique.
L’objectif est triple : une reconstitution historiquement informée, une analyse acoustique des chants d’Hildegarde dans l’acoustique la plus proche des abbayes bénédictines, et un enregistrement audio-visuel professionnel du corpus liturgique ainsi formé, les Vêpres pour Marie - par 12 chanteuses de l’Ensemble Organum (dir. Marcel Pérès).
La part des sciences humaines se fonde sur l’archéologie musicale (manuscrits musicaux), le culte marial, l’esthétique liturgique rhénane et l'architecture religieuse. La part des sciences de l’acoustique analyse, grâce à des logiciels spécifiques, la signature phonatoire et fréquentielle des chants.
Un deuxième corpus de monodies, quatre gwerzioù (a capella et en breton sur des thèmes relatifs au sacré), est produit dans les mêmes conditions écologiques que les chants d’Hildegarde, par ces mêmes chanteuses, et l’Institut MAX PLANCK initie la première étude en cognition auditive sur ces deux corpus. L’approche interdisciplinaire devrait permettre de préciser les spécificités musicale et acoustique de chacun des deux corpus.
Responsables scientifiques
Géraldine Gaudefroy - Demombynes, Musique, musicologie et arts de la scène, UR 1279 HCA, Université Rennes 2
Marie - Hélène Delavaud - Roux, Histoire, UR 4249 HCTI, Université de Bretagne Occidentale
Date de dernière mise à jour : 12/03/2026